Room
Service, c’est…
Une association loi 1901
Une structure de production et de diffusion de l’art contemporain
Un outil de travail dématérialisé, sans espace, temporalité
ou format pré-défini
Une structure flexible à « géométrie variable
» ouverte à l’expérimentation
Un espace de rencontre et d’échange
Un appareil critique et théorique
Une plate-forme qui vient répondre à des dynamiques, des
envies personnelles et collectives
UN CONSTAT
De nombreuses expériences artistiques actuelles, la production
des artistes, la demande des publics, nous engagent à requestionner
et à redéfinir les outils de la diffusion de l'art contemporain.
C'est un peu comme si les artistes nous obligeaient à revoir ces
structures institutionnelles qu'il y a vingt ou trente ans ils ont pourtant
contribué à spécifier.
Flexibilité, ouverture, laboratoire, room-service sont finalement
les leitmotivs de ce que artistes et curateurs attendent aujourd'hui d'une
structure vouée à l'art.
En France, l’Université Tangente de Bureau d’Etudes
ou Anna Sanders Films, la maison de production créée par
Charles de Meaux, Philippe Parreno et Pierre Huyghe sont deux exemples
significatifs du type d'outil que des artistes savent mettre en place
face à l'inadaptation des cadres institués de la promotion
et de la diffusion de l'art. Ailleurs, à l'instar de Guest House
de Jorge Pardo, Mejor Vida Corp. de Minerva Cuevas, la Société
one [structure] in progress de Laurent Hocq ou du projet etoy.com par
exemple, nombreuses sont ces propositions qui tendent à éprouver
le format de l'exposition muséale.
Finalement, comment imaginer rejouer le traditionnel cube blanc lorsque
l'œuvre d'art prend l'allure d'une conférence, d'un plateau
de télévision, d'un film 35 mm, d'un livre ou d'images publiées
dans un magazine de mode ? A l'évidence l'exposition ne se présente
plus comme l'unique alternative à la diffusion et la médiation
de l'art. Réactualisant les pratiques de l'art conceptuel historique,
les artistes investissent ces nouveaux territoires que constituent la
ville, l'internet, la télévision, les magazines, les salles
de concert…
FONDEMENTS
Déstabiliser les modèles d’une structure de production
et de diffusion
Comment, en observant les pratiques des artistes, ne pas repenser en permanence
le rôle, la vocation, les modes de fonctionnement, et les ramifications
d’une structure de production et de diffusion aujourd’hui
?
Cette situation nous incite davantage à provoquer un état
de déséquilibre permanent, plutôt que de suivre qu’une
direction stable et établie. En ce sens, Room Service est pensée
comme une structure auto-référente qui se définit
non pas selon un modèle, mais par sa substance et les projets qu’elle
met en place. Cette volonté implique de travailler à partir
d’un format léger pour plus de souplesse, et de penser des
projets qui se déploient sur des territoires et des temporalités
variables et ajustables.
S’imposent alors des modalités de travail qui tendent à
l’échange, à la mise en place de partenariats, au
travail en réseau, à la recherche d’outils pré-existants,
à la multiplication de zones de frictions avec d’autres domaines
(musique, cinéma…).
A
partir de là, il s’agit de proposer aux artistes une approche
non pas pré-définie de la diffusion et la production, mais
adaptable à leurs propres recherches et projets. S’immiscer
dans des « espaces potentiels » autres et décloisonner
les territoires d’intervention pour permettre à l’art
de réinvestir son propre espace d’expression, son caractère
critique et subversif.
Cette
relation au lieu déplace alors la visibilité du projet et
permet de multiplier, à partir des œuvres, les voies d’accès
à l’art. C’est aussi une façon de toucher les
publics d’une manière plus diffuse, d’introduire de
l’altérité, de l’échange, de la confrontation,
d’autres lectures et systèmes d’appréhension
possibles de ces espaces investis.
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présentation |